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Pas de miracle pour les salimettes

Pas de miracle pour les salimettes (53-91)…

 

Après la prestation plutôt convaincante de la semaine dernière, nos salimettes avaient l’occasion d’apprécier leur niveau actuel avec la réception de Meyzieu, place forte du basket féminin régional. Il y avait beaucoup moins de monde dans la salle Pierre Junet que sur les champs Elysées et la « messe » géante de ce samedi, mais pourquoi pas une « communion » avec le public en fin de rencontre…

Dès l’entame, nous savons déjà que nous aurons des difficultés dans les airs. Les immenses gabarits adverses vont faire la loi au rebond, c’est une évidence. Mais notre très bonne entrée défensive, dans l’agressivité et la concentration, nous permet de lancer notre « cortège » de la meilleure des façons (9-6) avec également une bonne adresse derrière l’arc. Nous continuons notre défilé sur la « papamobile », bien décidées à saluer tous nos fidèles « pèlerins »… Mais les premiers signes de faiblesse arrivent en fin de QT…En 2’, de multiples rebonds offensifs offrent de nombreuses secondes chances aux majolanes qui en profitent pour prendre les devants (16-19).

La deuxième « procession » sera sur le même tempo, un combat de tous les instants… Mais notre agressivité sur nos retards défensifs nous pénalisent déjà et envoie rapidement l’adversaire sur la ligne réparatrice. Mais heureusement pour nous, leur adresse n’est pas franchement au rendez-vous (30-32). Et les majolanes continuent d’appuyer où ça fait mal… sur les rebonds ! Poussées et chahutées dans tous les angles de la peinture, nous subissons sans aucun répondant, aucune révolte ! Et un énième rebond offensif au buzzer permet aux majolanes de prendre 4 unités d’avance à la pause (38-42).

Nos salimettes tiennent tête pour l’instant à une très belle équipe de Meyzieu, il faut le dire. Déjà exténuées avec le capot de la « papamobile » qui fume, va-t-on tenir encore 20 minutes ?

La réponse ne va pas tarder à arriver… Après deux excellentes minutes à la reprise (42-42) Les premiers signes de faiblesse sur notre « papamobile » électrique arrivent (43-49)… Malgré un passage chez le garagiste et une « prière » à notre « Saint-Père », il va falloir continuer notre « chemin de croix » à pied ! Et là ce n’est plus la même « homélie » ! Secouées comme jamais sur les rebonds nous n’arrivons pas à relever la tête… Pire encore, on s’enfonce en regardant nos chaussures, en courbant l’échine, sans aucune révolte !  En seulement 8 petites minutes, la messe est dite (47-65). Nous contactons Bernadette Soubirou par les voies du « seigneur » pour un petit miracle…

Mais le miracle n’aura pas lieu… Nous ne trouvons même pas cette allumette pour faire « bruler un cierge »! Toujours dans l’attente, sans réaction, sans volonté, nos salimettes s’enfoncent de plus en plus… La pente est de plus en plus en raide sur notre « chemin de croix », et cette croix de plus en plus lourde… La « cloche » finale retentit finalement comme une « délivrance » (53-91).

La défaite est lourde, très lourde, mais n’oublions pas cette première période lors de laquelle nous avons su montrer notre vrai visage, le visage que l’on doit avoir. Et c’est la tête basse que nos salimettes regagnent le vestiaire… Pire encore, assises côte à côte, dans un silence « religieux », les yeux larmoyants transpirent la réalité du terrain sur cette deuxième période.

Il n’y a donc qu’une seule vérité, celle du terrain, et celle du chronomètre. Et aujourd’hui, Meyzieu a su tenir sur les 40 minutes, bien au contraire de nous… Nous ne pouvons pas nous permettre un si gros relâchement, sans aucune réaction, dans un niveau régional aussi exigeant. C’est indéniable, il va falloir être plus dur, plus combative, notamment au rebond sur lesquels notre insouciance et notre gentillesse, nous ont « crucifiés »…

Le miracle n’a donc pas eu lieu… Il est donc temps cette semaine de faire réparer notre « papamobile » pour repartir de l’avant et éviter de faire « brûler un cierge » lors de notre prochain déplacement drômois…

S.B.

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